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Saison brune


Il ne sera pas dit que je n'avais pas fait d'article en Juillet 2012 !



J'ai fini hier "Saison brune" de Philippe Squarzoni que ma soeur m'avait offert pour mon anniversaire. Seulement hier car c'est un pavé de presque 500 pages, et que même si c'est une BD, il y a beaucoup de textes. Je la soupçonne de me mettre des bâtons dans les roues pour Le grand concours car je suis un de ses grands rivaux (Ha Ha Ha).

Le livre est un vrai petit manuel de l'état écologique en décembre 2010 (ça a son importance puisqu'il ne peut pas évoquer, par exemple, Fukushima). L'auteur fait un constat, ne juge personne et se retrouve face à ses propres contradictions comme quiconque se préoccupe un peu d'écologie.

Dans une première partie, l'auteur fait des constats sur les causes du réchauffement climatique, sur comment ça fonctionne et sur ce que ça crée. Ce qui est particulièrement bien rendu c'est la façon dont l'auteur se cherche pour expliquer des choses qu'il apprend presque en même temps puisqu'il découvre au fur et à mesure de son enquête. L'auteur fait alors appel à des scientifiques qui s'expriment comme face à une caméra lors d'interviews.

Ensuite, Philippe Squarzoni nous explique qu'on est déjà partis pour le réchauffement. La seule chose que l'on peut encore faire c'est éviter que ce soit trop. Il fait alors le point sur les solutions possibles pour échapper à d'énormes catastrophes (dont des guerres, ce qui m'a rappelé l'essai d'Harald Welzer, Les guerres du climat, que j'avais lu l'an dernier) que subiront uniquement les plus pauvres. En dehors des possibilités techniques, l'option indispensable est bien sûr la diminution des consommations de ressources (qui ne sont pas infinies dans un monde fini, comme on aime à le rappeler). Décroissance, mon amour.

Les scientifiques amènent alors cette conclusion :
- soit les politiques réagissent assez tôt en proposant des solutions de virage sociétal important
- soit ce sera fait par la force quand les ressources viendront à manquer
L'auteur, lui, conclut sur une chose sur laquelle je suis d'accord : il pense qu'on passera forcément par la deuxième option.
Pendant ce temps-là, au Groenland, on se pose des questions sur la fonte de glaces.

Je ferai simplement une critique minime : ne pas évoquer les ravages humains et naturels de la recherche des ressources naturelles (uranium, solaire, etc.)

Bon, pour faire simple, c'est une bd indispensable pour bien se remettre dans le contexte de là où on va (pour ceux qui savent) ou pour comprendre les enjeux qui sont loin d'être minimes (pour ceux qui ne savent pas).
Je prête volontiers ce livre, si quelqu'un souhaite apprendre la Vérité.

4 commentaire(s)30-07-12 à 14:04




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