La vie trouve toujours un chemin
Calbo Weblog 2.0










Suprêmes


Premier pied posé pour le grand écart culturel des deux jours qui m'entourrent actuellement : le concert de NTM d'hier soir.
Un Mythe, avec une majuscule, puisque partis de la scène depuis 10 ans. Revenus pour le fric ou non, on s'en fout.
Ils sont revenus plein d'énergie et avec la volonté de mettre le feu. Et c'était plutôt réussi...

Première partie : Sefyu. Caricature du rap, à la Booba. Parle avec une voix grave. Etait là pour chauffer la salle. Vu comme la salle répondait à ses appels, on pouvait savoir ce qui allait se passer ensuite...
On a loupé le début. En fait, on a vu que les 3 dernières "chansons" de Sefyu, plus ou moins volontairement. On a quand même eu le temps de le voir faire des reprises de vollées et des jongles à des balles invisibles.
Et le temps d'apprendre que Sefyu, c'est simplement le verlan de Youssef. Bref...

LE SHOW !
Joey Starr et Kool Shen, 40 ans chacun, sont plein d'énergie, plein d'envie. Et ça fait "pop pop pop pop".
Ca crie, ça bouge de partout. Et c'est toujours cool d'être la dernière date de la tournée. Ca donne tout !
Ils ont alterné duos, solos, et potes. Duos pour les chansons stars d'NTM ; solos pour les morceaux qu'ils ont sorti plus tard séparément ; potes pour leurs collectifs, et même les gens qui sont venus sans eux.

2h30 de spectacle. 3h30 si on compte Sefyu. De quoi faire, quoi...
De quoi jouer les tubes, les monuments. De quoi faire apparaitre un "human beat-box". De quoi faire le "carnival", évènement musical des îles, a priori, qui fait bouger les gens à gauche, à droite, reculer... et avancer...
Petits messages anti-Sarko, anti-Edwige, pro-grévistes. Et anti-"ceux qui lèvent pas les bras ou qui restent assis parce que quand y'a des gens comme ça ils les punissent en mettant Besoin de rien, Envie de toi très fort"...

Débuté par "Seine St-Denis Style", ça finit par la même, mais version Rock. De quoi dire que NTM n'est pas seulement un groupe de rap.
"Pass-pass le oinj" pour faire voler la loi d'interdiction de fumer dans les lieux publics ; "Laisse pas trainer ton fils" normal ; "That's My People", forcément ; un petit medley "La fièvre/Affirmative Action/Backs dans les bacs"
Lord Kossity était de passage pour reprendre "Ma benz"
Et Busta Flex et Zoxea aussi pour "IV My People", mon clou de la soirée, vu que je m'y attendais pas... et que je kiffe bien.

Tout simplement énormes. On aimerait bien les revoir un jour, mais bon...
"C'est qu'on fait pas partie de la solution, mais p'tetre plutôt du problème".

2 commentaire(s)26-10-08 à 22:56

Infréquentable


Béni (avec 12 "i") a sorti son nouvel album lundi dernier.
3 ans déjà depuis le dernier. Il s'en est passé des choses entre temps.
Un changement de vie presque total, et surtout une folie Bénabar qui avait diminué avec le temps (et le passage en force de Katie Melua (aaaah plus qu'une semaine !!!)

Du coup, j'attendais cet album avec appréhension.
C'est un peu comme retrouver un ami qu'on n'a pas vu depuis longtemps, on est content de le revoir, mais on sait pas trop si on aura des choses à se dire ou si les choses qu'il nous dira nous parleront. Les références ne sont plus les mêmes mais on espère que tout se passera bien.

Et en fait, après une seule écoute, je peux déjà tirer quelques conclusions.
Déjà, je trouve que l'univers musical a évolué. Je me suis fait la remarque sur plusieurs chansons : l'habituel orchestre laisse la place à des atmosphères plus travaillées et des styles musicaux plus variés. J'avais déjà senti cette tentative dans l'album précédent. Elle est d'autant plus flagrante cette fois.

Les paroles, elles, sont toujours très Bénabar. Drôles, fraiches. Peut-être que les thèmes ne varient plus assez. La mélancolie, la peur du temps qui passe, l'amitié. Des thèmes qui sont présents depuis le début de ses albums.
Mais bon, le nouveau souffle de l'album redonne un peu un air de nouveauté à tout ça, ce qui n'est pas un mal.

On a aussi l'impression, au fur et à mesure des chansons, de retrouver des personnages ou des histoires qu'on connaissait et fredonnait un peu.
La suite de Triste Compagne ("Allez !"), des Mots d'amour ("Les numéros") ou de l'Itinéraire ("Où t'étais passé ?") ; l'évocation de Murielle, récurrente des chansons ; des restes de live ("Pas du tout") ; des rêves de comportement plus chiant ("Infréquentable")
Bref, un album qui mérite d'abord que je le ré-écoute avant de tirer des conclusions, puisque j'en ai loupé 2 ou 3 à cause de la meuf à côté de moi qui me racontait des choses...

Ca fait du bien de voir ses amis :)

2 commentaire(s)22-10-08 à 21:34

Vicky Cristina Barcelona (ou le contraire)


Pour la première fois, la semaine dernière, on est allés voir un Woody Allen au ciné. Si si.
Un des mieux notés sur l'IMDB (Tiens... The Dark Knight est passé 4ème...) de ses films : Vicky Cristina Barcelona.

Le film prend place en Espagne (oh !), à Barcelone plus précisément (non ?!) et même quelques fois dans le coin d'Oviedo (ah ?).
Deux amies américaines arrivent pour les deux mois d'été. Elles sont semblables, sauf sentimentalement, où elles sont assez opposées. L'une est convaincue qu'on ne peut que s'impliquer pour vivre une relation, l'autre est plus libertaire.

Les deux compères arrivent donc à Barcelone, dans la douce ambiance estivale.
Elles vont rencontrer un artiste qui va, le croit-on chambouler leur vie.
Voilà pour le synopsis.

Il paraît que les dialogues de Woody Allen sont souvent bons. Je n'ai pas été déçu. C'était effectivement bien tourné, sympathique et agréable à suivre.
J'ai adoré l'ambiance du film. L'été, la guitare, la Catalogne, la légèreté.... Même les scènes plus graves sont tournées assez légèrement pour ne pas qu'on en prenne plein la tête. C'est vraiment agréable.

J'ai moins aimé la fin. Une conclusion bizarre où le narrateur nous explique que, finalement, dans leurs têtes, rien n'a changé. J'ai du mal à croire à cette conclusion. C'est comme faire un film pour rien.
Et le narrateur, justement, peut-être trop présent tout au long du film. Laisser les images parler d'elles-mêmes aurait pu suffir par endroit, pour les fois où il n'apportait rien à la compréhension de l'histoire.

Ce film traite de la difficulté de l'engagement. Quelle que soit la situation, quelle que soit la personne, l'apparence de façade et les certitudes, il semblerait qu'il reste toujours un doute, au fond, sur les choses qu'on fait sentimentalement.
Mais il ne remet pas en doute toutes les choses qu'on pensait de ça jusqu'à maintenant. Peut-être que la fin aurait du aller plus loin en poussant un peu plus les doutes de chacun.

3 commentaire(s)19-10-08 à 21:42

A l'estomac


Chuck Palahniuk est un auteur contemporain. Il a écrit "Fight Club". Et "A l'estomac", pavé de 600 pages que j'ai fini la semaine dernière.
"A l'estomac" est un mélange de roman et de nouvelles. Je m'explique.

Le livre suit une vingtaine d'écrivains enfermés de leur gré dans une maison. Le but de l'homme qui les réunit est de les faire créer le meilleur scénario possible durant les trois mois où ils seront ensemble.
L'histoire est coupée régulièrement par une poésie introduisant un des personnages, et une nouvelle racontée par ce même personnage.
On se rend compte assez vite que les nouvelles sont directement inspirées de la vie des personnages, et nous en disent donc plus sur ces gens.

J'ai trouvé le livre assez gore et assez trash.
J'avais vraiment l'impression que l'auteur voulait aller dans le pire qu'il pouvait imaginer. Et quand on croyait atteindre le bout, il faisait mieux. Ou pire, c'est selon...
Peut-être était-ce pour démontrer une certaine de folie humaine qui pourrait sommeiller en chacun de nous. Une réaction hystérique face aux choses inhabituelles...
J'ai du mal à saisir où l'histoire principale voulait en venir. Bien mais sans plus.

J'ai beaucoup plus accroché aux différentes nouvelles dont certaines étaient vraiment bien.
Pas mal de thèmes abordés, des personnages carrément atypiques, et des théories plutôt bien pensées qui étaient exposées.

Une, particulièrement, m'est restée en tête : le peuple a besoin d'une peur ciblée pour rester calme.
A priori, les actes violents diminuent quand la peur est dans les esprits. Pris comme exemple : les jours où Jack l'éventreur trainait en ville, les meurtres avaient baissé de plus de moitié.
Je ne suis pas certain du bien fondé de cette théorie, ni sûr de l'intérêt d'avoir une peur commune, mais j'aime bien les théories un peu sordides...

1 commentaire(s)18-10-08 à 00:24

Entre les murs


Vendredi 03 Octobre, 22h15, Nantes.
Palme d'or, plein de bonnes critiques... Donc plein de bonnes raisons d'aller voir ce film.
Entre les murs.

Le titre pourrait sous-entendre que le héros du film n'est pas humain, mais serait plutôt cette salle de classe où plusieurs avenirs se dessinent.
En tous cas, c'est comme ça que je préfère le ressentir.
Il est vrai que l'on suit le prof tout le long du film, et que, de ce fait, on pourrait déduire que c'est lui le héros.
Mais il ne lui arrive pas vraiment d'aventure. On le quitte à la fin du film de la même manière qu'on l'a rencontré au début. En tous cas, si on voulait le voir changé, je ne pense pas que ce côté soit réussi.

Le héros serait un élève ? Non... Les élèves, peut-être ? Le groupe et ce qu'il représente. Pourquoi pas.
Eux, par contre, évoluent. Ou sont censés le faire.
Ca ne me convient pas trop. Je préfère voir la classe comme le héros.

Ce héros contient donc un prof, des élèves, et est suivi tout au long d'une année scolaire par une caméra.
Difficile de dissocier le documentaire de la fiction tant la frontière semble étroite.
On se sent vraiment dans cette classe, et les souvenirs ne manquent pas de revenir, entre les tensions et les remarques.

Certains profs critiquent le manque de réalisme du film. Je n'ai pas trouvé. Et je pense qu'à chaque prof, à chaque classe, à chaque école découlent une vérité et une réalité différentes.
Et c'est assez bien rendu par les scènes entre profs, où chacun a son point de vue sur la manière d'enseigner et de traiter les problèmes.

Pour ceux qui ont vu le film, si certains passent par là, pourrait-on dire que l'une des scènes de fin, où une élève raconte qu'elle a lu Platon, fait référence au prof, quand elle dit que le mec pose des questions intéressantes à tout le monde et fait réfléchir tout le monde.
J'avais l'impression, en effet, que c'était un peu la façon de faire du prof, plutôt que d'enseigner bêtement, de faire réfléchir les élèves...
Voire les spectateurs.

4 commentaire(s)6-10-08 à 23:13




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