La vie trouve toujours un chemin
Calbo Weblog 2.0










The Lost Room


Une clé. Une clé qui, quelle que soit la porte sur laquelle on l'utilise, ouvre sur une chambre d'hotel.
Cette chambre d'hotel, comme toutes les chambres d'hotel, contenait des objets. Chaque objet a un pouvoir spécial quand il est utilisé en dehors de la chambre.
Et les objets sont éparpillés autour des Etats-Unis (bien sûr...)

Peter Krause, acteur principal de Six Feet Under, joue John.
Un jour, John tombe sur cette clé. Et, par un concours de circonstance, perd sa fille. Dans la chambre.
Cette mini-série retrace donc, à travers 6 épisodes de 40 minutes (ou 3 épisodes de 1h20, c'est selon...), la recherche des objets, des fonctions des objets, et au final, de la petite fille perdue.

On se laisse vite porter par les découvertes et les aventures paranormales des héros.
On se laisse particulièrement prendre par les pouvoirs des objets.
Au-delà de leur simple utilisation, les auteurs ont trouvé pour chacun des effets comiques. Surtout un effet de comique de répétition, en fait (Le ticket qui renvoie toujours au même endroit en tombant du ciel, l'objet qui permet de bouger à toute allure mais qui assome presque l'utilisateur).

J'aimerais bien dire des choses moins bateau. Et avoir une analyse sur les symboles trimballés par la série.
Un des thèmes serait probablement le même que le soldat Ryan ou Prison Break : combien de sacrifices sommes-nous prêts à faire pour sauver une personne ? Et ces sacrifices en valent-ils le coup ?

Quoiqu'il en soit, c'est bien de partir dans une série en se disant qu'il n'y a que 6 épisodes.
Peut-être que j'en ai eu marre du surplus de série que je suis en train de regarder... et qui, pour certaines, tournent en rond
Et peut-être qu'en ces temps de grêves de scénaristes, ces mini-séries sont la solution pour sortir de la crise, même si elles n'entrainent pas le même degret de dépendance et de dérives commerciales, si chères aux groupes télévisuels.

5 commentaire(s)21-11-07 à 12:29

Luke in the sky


Vendredi soir, 20h30, avait lieu le concert de Luke.
Dans la petite salle nantaise de l'Olympic, je pus encore constater le confort de ne plus avoir personne qui fume à côté de soi.
Et j'ai pu voir des jambes voler. Non pas que des gens s'arrachaient leurs membres de haine (ou de joie, d'ailleurs... chacun ses moeurs), mais c'est la première fois que je vois autant de slams dans un concert.
C'était mon premier concert de rock, d'ailleurs.

Jusqu'à maintenant, j'avais vu :
- Une baston (Archive)
- Un seul slam (Cali)
- Des petites salles (Archive, Starsailor, Miossec)

Le confort des petites salles, c'est que, où qu'on soit, on est prêt de la scène... Pas comme dans un zénith où on a vite l'impression de regarder la télé (Bob Dylan, Mika).
Se mélanger aux sueurs des gens qui sont tous venus en pulls parce qu'il fait 2° dehors, c'est aussi un avantage qu'on ne croise finalement que dans les transports en commun en été, ou dans les magasins à Noël.

Pour en revenir au concert, c'était plein d'énergie.
Une première partie avec un groupe de filles dont on n'a finalement pas su le nom (Les rumeurs parlent de "Subway", mais c'est un mythe à vérifier...), dont la batteuse était bien charmante (La personne sur ma droite au moment où j'écris ces lignes risque de me tuer quand elle lira ça !)
Du rock, du rock et encore du rock.
Pour suivre avec du... rock, oui, vous avez bien suivi !

Luke, donc.
Luke ne fait pas partie de la "nouvelle scène française"
Luke pourrait faire partie de la relève de Noir Désir si ces derniers n'avaient pas atteint un tel niveau de mythe.
Luke, ça va vite. Luke c'est "La sentinelle", la fameuse chanson post-21 avril 2002.
Luke, je comprends très rarement les paroles. D'une part parce qu'il faut y faire attention. D'autre part parce qu'il faut les étudier une par une pour comprendre la réelle métaphore de chaque couplet, de chaque rime, de chaque titre.
Et ça, ça demande un peu plus de temps.
Du temps qui n'est pas pris, par Thomas, chanteur, pour communiquer avec le public. Quelques "merci", un "rendez le son au bassiste" qui a suivi un slam, et c'est tout. C'est même le premier à s'être barré.
Même Dylan avait fait mieux !

Bon, pour finir, je me demande simplement pourquoi ils s'appellent Luke ?
Fans de Luke Skywalker ? (marcheur de ciel... peut-être que c'est à cause des slams, les gens qui marchent au plafond, tout ça...)
Fans de Luke Chadwick ? (Joueur de foot... Je connais juste son nom en fait...)
Verlan travaillé de "cul" ? (Pardon)
Des restes de cowboys solitaires ?
Bref, j'aurai sans doute ma réponse si je cherche un peu, un jour... En attendant...

Est-ce que la fièvre est un délit d'opinion ?
Est-ce que la peine était un vote de sanction ?
(La sentinelle de l'album La tête en arrière)

4 commentaire(s)20-11-07 à 09:18

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi


J'ai demandé à ma soeur si elle n'avait pas quelque chose à lire à me proposer. Le seul critère que j'avais : il faut que ça se lise vite. Cause : je suis très lent à la lecture... un livre qui dure longtemps me prendra des mois...
Elle m'a répondu "Tiens, prends ça, c'est triste, mais c'est très bien. C'est un livre du chanteur de Dionysos".
J'en avais déjà entendu parler... Cette phrase a confirmé l'a priori que j'en avais...

En 3h de lecture, le livre se finit... avec un sentiment de nostalgie, déjà, de devoir quitter les personnages.
Les deux principaux : le héros et le géant qui l'accompagne.
Tous deux sympathiques, et tellement réels et proches.

Le thème principal du livre, résumé dans le titre, c'est le deuil d'une personne proche. La mère, en l'occurence. (Pas trop spoiler, on l'apprend dans le premier paragraphe...)
Un deuil qui doit se faire au travers d'un voyage (a journey, comme ils disent si bien, dans les séries... J'ai toujours aimé ce terme) dans les songes et les ombres. Plusieurs moyens sont possibles pour arriver à ce deuil.
Le livre en trace un. Celui de quelqu'un qui ne peut pas se résigner à voir partir la personne, mais qui doit pourtant bien s'y résoudre.

Mathias (je suis désolé, j'arrive vraiment pas avec les prénoms qui se finissent en "as"... C'est pas normal d'appeler ses enfants comme ça... Ca fait super péjoratif, non ?), l'auteur, nous compte donc ce voyage.
On y retrouve du Roal Dahl pour l'univers fantaisiste (Le bon gros géant).
On y retrouve du Saez pour la tristesse des paroles (Montée là-haut).
Mais on y retrouve surtout tout l'univers si particulier de Dionysos...

Je suis persuadé que ce livre est bourré de symbole.
Tout comme je suis persuadé que chacun les interprète comme il le souhaite et comme il le ressent.
Bon, bref... pour ceux qui ont 3 heures devant eux, faut pas hésiter...
Mais veillez bien à être en forme avant....

3 commentaire(s)15-11-07 à 08:52

Dialogue pharmaceutique


- Je voudrais ton opinion sur un truc : ce serait un pharmacien catholique qui, pour suivre l'avis du Pape, refuserait de vendre au sein de son magasin des moyens de contraception. Qu'en penses-tu ?
- Est-ce qu'on considère qu'il est du devoir d'un pharmacien de fournir des moyens contraceptifs ? Est-ce qu'il est soumis à certaines règles, en même temps que son permis d'exercer ? Est-ce qu'on considère qu'il exerce un service destiné au public, ou que son enseigne privée lui permet de choisir tous les produits qu'il met en rayon ? Doit-on établir des règles particulières si celui-ci est de garde ?
- J'ai d'autres questions d'un sens différent : ne peut-il pas considérer qu'il rend un service aux autres ? Après tout, sa foi n'est pas remise en cause si, lui, n'en prend pas. Il se contenterait juste de rendre service à des gens qui ne partagent pas sa croyance. Ou considère-t-il que sa croyance ou sa foi lui interdisent de rendre ce service à d'autres gens. Pour extrapoller, un musulman pourrait-il, par exemple, tenir un supermarché qui ne vendrait ni porc, ni alcool (même si l'alcool est toléré, mais ce n'est pas le propos) ?
- Ou pire, par l'absurde, un musulman pourrait-il refuser d'aller acheter de l'alcool, sachant que, pour une raison inconnue, ce serait la chose qui permettrait d'éviter à quelqu'un de bouleverser sa vie ? Mais finalement, étant dans un pays laïque, chacun est libre d'y pratiquer et de respecter sa foi. Il est donc difficile de contraindre un pharmacien, donc, de vendre des produits contraceptifs.
- Alors dans ce cas, pourquoi interdire le port du voile ? Ne serait-il pas un signe de libre expression de sa foi ?
- Je considère pour ma part que le pharmacien exerce dans le domaine du privé et peut donc se permettre de mettre en vente les choses qu'il désire. La seule chose qui pourrait empêcher les choix de mise en rayon pourrait uniquement être d'ordre législatif.
- J'ai tendance à croire que chaque pharmacien a une mission sociale intrinsèquement lié à sa fonction qui l'oblige à permettre aux gens de trouver les choses dont ils ont besoin, en particulier quand sa situation le met en position de force.
- Je reste persuadé que chacun peut avoir une opinion particulière sur la question et que seule la loi peut trancher dans ce cas. La foi reste un sujet sensible.

2 commentaire(s)5-11-07 à 11:18




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